Blocage de la raffinerie et pénuries

Eni a indiqué jeudi 15 octobre que les protestations devant sa raffinerie de Tarente, commencées le 12 octobre, bloquent les entrées et sorties de marchandises du site. L'entreprise attribue le blocage des portes de la raffinerie à des travailleurs de l'ancienne aciérie Ilva. Elle précise que plus de 150 des quelque 300 stations-service Enilive sont privées de carburant et qu'une pénurie de carburant a été déclarée dans les aéroports de Bari et de Brindisi. L'usine de Tarente fait normalement circuler environ 260 camions-citernes par jour, et Eni a averti qu'une pénurie de gaz techniques pourrait contraindre à l'arrêt d'unités de l'usine, la raffinerie fonctionnant normalement au moment de son communiqué.

Routiers et conséquences locales

Le président de Conftrasporto, Pasquale Russo, a déclaré que le gouvernement doit convoquer d'urgence les associations de transporteurs sous peine d'un arrêt national. Il a indiqué que les protestations se propageaient spontanément, les transporteurs du sud de l'Italie organisant des barrages routiers, et il a cité une hausse de plus de 50 centimes par litre depuis le début de la guerre. Russo a ajouté que les fonds prévus pour les coûts de carburant ne sont pas encore arrivés.

Nous demandons au gouvernement de convoquer d'urgence une réunion avec les associations professionnelles ; sinon, nous envisagerons une grève nationale.

— Pasquale Russo

En Calabre, les stations Eni de Lamezia Terme ont fermé après épuisement de leurs stocks, et la fédération de transporteurs Fedralog a annoncé un blocage du secteur de quatre jours à partir de vendredi 16 octobre. Un rassemblement organisé par le Movimento Territorio e Agricoltura se tiendra également vendredi près du rond-point de l'aéroport de Lamezia Terme. En Basilicate, des files d'attente se sont formées aux stations de Potenza et d'autres communes, la police régulait la circulation à Matera, et certains supermarchés commencent à avoir des rayons vides. Enzo Amendola, député du Parti démocrate, a accusé le gouvernement de sous-estimer les protestations, et Piero Lacorazza, chef du parti au conseil régional de Basilicate, a appelé à des réponses immédiates, notamment aux propositions du parti sur les accises mobiles et une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques.