Les discussions exploratoires fixent un plan
La Linke, les Verts et le SPD à Berlin se sont accordés lors des discussions exploratoires de samedi 17 octobre sur un calendrier préliminaire de socialisation des grandes sociétés immobilières privées. Les entreprises détenant au moins 10 000 logements dans la ville seraient expropriées contre indemnisation, mais chacune pourrait conserver un parc de base de 10 000 logements : la mesure ne porterait donc que sur les unités restantes. Elif Eralp, co-présidente du groupe parlementaire de la Linke, a indiqué que cinq grandes entreprises seraient concernées, dont Vonovia, et qu'environ 160 000 logements passeraient en propriété municipale. Le montant total des indemnisations doit être plafonné à 16 milliards d'euros, une somme qu'elle juge réaliste. L'objectif, selon elle, est d'empêcher de nouvelles hausses de loyers.
Calendrier et prochaines étapes
Les trois partis veulent présenter un projet de loi à la mi-2028, qui entrerait en vigueur un an après son adoption. La loi serait entre-temps examinée par la Cour constitutionnelle, et des recours sont attendus à coup sûr. Avant cela, les partis doivent décider s'ils engagent ou non des négociations de coalition. Lundi 19 octobre, la direction régionale du SPD et les instances berlinoises des Verts devaient se prononcer sur l'ouverture de ces discussions.
- La section Südende du SPD adopte deux motions contre une coalition avec la gauche et réclame un vote des adhérents
- La Linke, les Verts et le SPD s'accordent sur un plan de socialisation lors des discussions exploratoires
- La Junge Union adopte lors de son Deutschlandtag à Bonn une motion visant à exclure Berlin des informations des services de renseignement fédéraux
- La direction régionale du SPD et les Verts décident d'ouvrir ou non des négociations de coalition
- Le projet de loi sur la socialisation doit être présenté
Vonovia et le gouvernement fédéral
Vonovia a déclaré que le plan, dans la forme présentée, est inconstitutionnel et ne résisterait pas à un contrôle juridictionnel, et que le résultat des discussions exploratoires ne change rien à sa position. L'entreprise situe son loyer moyen à Berlin à 8,26 euros le mètre carré et indique qu'environ 1 000 logements sont en construction dans la ville. Elle a aussi rappelé la pénurie d'environ 1,4 million de logements en Allemagne et soutenu que l'investissement privé a besoin de règles fiables et de sécurité juridique. Le porte-parole du gouvernement fédéral, Stefan Kornelius, a déclaré lundi que l'accord de coalition du 1er juillet reste en vigueur et a écarté l'idée que les projets berlinois puissent nuire à l'Allemagne comme lieu d'investissement.
Pour l'instant, nous attendons une décision des partis aujourd'hui.
Le comité de coalition fédéral a décidé le 1er juillet qu'une loi fédérale devrait rendre impossible la socialisation de logements locatifs par des lois régionales, mais la mise en œuvre juridique est jugée difficile. Kornelius n'a donné aucun calendrier et a déclaré qu'il n'y avait actuellement aucune raison d'agir.
Le FDP et les avertissements sécuritaires
Le secrétaire général du FDP, Martin Hagen, a exigé que le gouvernement fédéral présente un projet de loi excluant la socialisation des logements, et a appelé le chancelier Friedrich Merz à écarter le SPD du gouvernement s'il aide la gauche à accéder au pouvoir dans la capitale.
Les projets d'expropriation de la coalition rouge-vert-rouge à Berlin ébranlent les fondements de notre ordre économique et social.
Sebastian Fiedler, porte-parole du SPD pour l'intérieur et l'un des 21 signataires d'un texte du parti rejetant une coalition avec la gauche à Berlin, a soutenu qu'affaiblir un service de renseignement dans un Land affaiblit la sécurité dans toute l'Allemagne.
Chaque affaiblissement d'un service de renseignement dans un Land affaiblit la sécurité dans toute l'Allemagne.
Fiedler a également averti qu'un gouvernement de gauche pourrait affecter la coopération entre services de renseignement avec Israël, car la confiance est un bien précieux. La Linke veut abolir le Verfassungsschutz berlinois dans sa forme actuelle, et une partie du parti serait surveillée par cet office.
Divisions au sein de la CDU, de la CSU et du SPD
Lors de son Deutschlandtag à Bonn ce week-end, la Junge Union a adopté à l'unanimité une motion demandant que Berlin soit exclu des informations détenues par le Verfassungsschutz et le Bundeskriminalamt si une coalition Linke-Verts-SPD arrive au pouvoir. La sénatrice à l'intérieur de Berlin, Iris Spranger (SPD), a critiqué cette exigence, affirmé qu'elle met en danger le travail des autorités de sécurité et appelé la CDU et la CSU à s'en démarquer. La Junge Union revendique environ 90 000 membres. Markus Söder a réclamé un « Brandmauer » et parlé de « Honecker 2.0 », tandis que le politologue Albrecht von Lucke a qualifié cela de « relativisation fatale de la dictature de la RDA ».
À Berlin, le chef du SPD régional et de son groupe parlementaire, Steffen Krach, a mis fin aux discussions exploratoires avec la Linke et les Verts, mais vendredi 16 octobre, les membres de sa propre section locale, l'Abteilung Südende, ont adopté deux motions contre une coalition avec la gauche et réclamé un vote des adhérents. Krach avait perdu comme candidat direct dans ce quartier. L'association de district de Reinickendorf soutient elle aussi un vote des adhérents, et la section souhaite que le SPD joue un rôle d'opposition constructive après 36 ans au gouvernement.
- La section Südende du SPD adopte deux motions contre une coalition avec la gauche et réclame un vote des adhérents
- La Linke, les Verts et le SPD s'accordent sur un plan de socialisation lors des discussions exploratoires
- La Junge Union adopte lors de son Deutschlandtag à Bonn une motion visant à exclure Berlin des informations des services de renseignement fédéraux
- La direction régionale du SPD et les Verts décident d'ouvrir ou non des négociations de coalition
- Le projet de loi sur la socialisation doit être présenté