Écartée après des articles de presse

La Maison-Blanche a écarté Kimberly Guilfoyle de son poste d'ambassadrice des États-Unis en Grèce mardi 13 octobre, après une série d'articles alléguant corruption et trafic d'influence. Trump a demandé sa démission, et la nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia, l'a annoncée en direct à la télévision. Guilfoyle, 57 ans, avait été nommée à ce poste à Athènes en décembre 2024 et avait pris ses fonctions en décembre 2025. Elle avait été fiancée à Donald Trump Jr., le fils aîné du président, et elle est une ancienne présentatrice de Fox News qui fut mariée à Gavin Newsom, le gouverneur de Californie.

Dates clés de l'ambassade de Guilfoyle
  1. Trump nomme Guilfoyle ambassadrice en Grèce
  2. Le WSJ rapporte qu'elle a demandé 100 000 dollars à un donateur peu avant son audition de confirmation au Sénat
  3. Trump demande sa démission, annoncée en direct à la télévision

La demande de 100 000 dollars

Le Wall Street Journal a rapporté que Guilfoyle avait demandé à Eric Deters, un donateur républicain et allié de longue date de Trump, de payer 100 000 dollars sur sa carte American Express peu avant son audition de confirmation au Sénat en juillet 2025. Des messages Signal cités par le journal montrent qu'elle écrivait que le paiement n'apparaîtrait nulle part s'il était envoyé à American Express. D'autres allégations dans la presse font état de cadeaux de luxe, de déplacements en avion privé et de lobbyistes inclus dans des réunions officielles. Ses avocats ont déclaré que l'argent était dû pour un travail de conseil effectué avant sa prise de fonctions. Selon le journal, elle a aussi affirmé à des responsables de la Maison-Blanche que les messages compromettants avaient été générés par l'intelligence artificielle, et ces responsables ont accueilli cette affirmation avec scepticisme. Le journal a également rapporté qu'elle avait suggéré lors d'une réunion à Athènes en mars que les États-Unis pourraient jouer un rôle dans des changements politiques en Roumanie et que quelque chose de similaire pourrait se produire en Grèce.

La réaction de Trump et la défense de Guilfoyle

Trump a déclaré qu'il n'était pas satisfait de ces articles et qu'il n'avait pas parlé à Guilfoyle avant qu'on lui demande de démissionner. Interrogé par des journalistes à son sujet, il a déclaré ce qui suit.

Elle ne faisait pas partie de ma famille.

— Donald Trump

Il a ajouté qu'elle était sortie avec son fils il y a longtemps. Guilfoyle a réagi sur X, qualifiant les accusations de fausses, remerciant Trump et le secrétaire d'État Marco Rubio pour leur soutien, et promettant de défendre son nom, sa réputation et son intégrité. Elle a évité une confrontation publique avec l'administration.

Réactions en Grèce

À Athènes, le porte-parole parlementaire du PASOK, Dimitris Mantzos, a qualifié le limogeage d'évolution très grave et a demandé au gouvernement un compte rendu complet des accords énergétiques et de défense conclus avec Washington. SYRIZA a accusé le gouvernement de choisir le silence et de ne pas exiger d'explications publiques des États-Unis. Rena Dourou, qui dirige le groupe parlementaire SYRIZA, a déclaré au Parlement lors d'un débat sur un projet de loi du ministère de la Culture que le gouvernement était exposé.

Vous êtes exposés parce que vous n'avez pas réagi comme vous auriez dû.

— Rena Dourou

Le vice-Premier ministre Kostis Hadzidakis a déclaré à ERT News que ce limogeage concernait les États-Unis et n'affectait pas les relations gréco-américaines. Les journaux grecs ont consacré l'affaire à leur une, et Ta Nea a compté 339 jours passés au poste avant le départ de Guilfoyle.

Questions en suspens

Le bureau de l'inspecteur général du département d'État maintient une enquête ouverte sur l'affaire, selon des sources proches du dossier. Les démocrates au Congrès ont demandé que Guilfoyle comparaisse devant la commission des affaires étrangères de la Chambre, arguant que son limogeage ne la dispense pas de rendre des comptes pour s'être prétendument enrichie.