Une première conférence de presse chaotique
Katie Zacharia a tenu sa première conférence de presse en tant que porte-parole de la Maison-Blanche le mardi 13 octobre 2026, succédant à Karoline Leavitt. Les médias ont évalué la séance à environ 14 à 15 minutes, et une large part a été consacrée à une liste des réalisations de l'administration, qu'Aktuálně.cz, citant le Daily Mail, a estimée à environ neuf minutes. Ses remarques liminaires ont duré environ huit minutes selon De Standaard, et elle les a lues lentement, regardant surtout ses notes. The Guardian a comparé son maintien à l'écran à celui d'un avatar numérique d'IA, et plusieurs médias ont qualifié ses débuts de catastrophiques.
- Trump annonce la nomination de Zacharia comme porte-parole
- La première conférence de presse s'ouvre par environ huit minutes de remarques
- Trois questions posées par Breitbart, Fox News et le Daily Mail
- Zacharia déclare que Trump a demandé à Kimberly Guilfoyle de démissionner, puis part au bout d'environ 14 à 15 minutes
Trois questions et une sortie rapide
Elle n'a pris les questions que de trois journalistes, d'abord de Breitbart, puis de Fox News et du Daily Mail. Breitbart est souvent critiqué pour relayer des théories du complot, un point que Libertatea a soulevé en décrivant la séance. Les médias tchèques ont noté que les séances de questions de Leavitt pouvaient durer jusqu'à une heure, tandis que Zacharia a clos l'événement au bout d'environ 15 minutes. Les journalistes ont crié des questions alors qu'elle partait, et aucune n'a reçu de réponse. Interrogée pour savoir si les États-Unis avaient cessé de partager des renseignements avec l'Ukraine, une information qui avait dominé les gros titres américains pendant plusieurs jours selon De Standaard, elle a déclaré qu'elle devrait revenir sur la question plus tard.
Le lapsus sur son mari
Interrogée sur la manière dont elle concilierait son nouveau poste avec sa vie de famille, Zacharia a déclaré que ses quatre enfants étaient au cœur de ses priorités. NewsIT rapporte que son mari Tyler et les enfants vivent en Californie, tandis qu'elle travaille désormais à Washington. En décrivant comment la famille s'adaptait au nouvel emploi du temps, elle a parlé de « mon président » avant de se corriger en « mon mari », ce qui a provoqué des rires dans la salle. Les réseaux sociaux ont largement repartagé la séquence, et elle a elle-même reconnu le lapsus.
Guilfoyle et la réaction de Trump
Vers la fin de la séance, Zacharia a déclaré que Trump avait demandé à l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, de démissionner. Guilfoyle fait face à des critiques et à des accusations de prise de pots-de-vin présumée, selon les rapports. Trump, s'exprimant alors qu'il quittait la Maison-Blanche pour un déplacement en Alaska, a déclaré qu'il pensait que Zacharia s'était très bien débrouillée. Trump avait annoncé sa nomination le vendredi 9 octobre, et un article du Washington Post relayé par HotNews indiquait que la décision avait contourné la cheffe de cabinet Susie Wiles.
Des questions sur ses titres juridiques
Zacharia est titulaire d'un diplôme de droit de l'université Pepperdine, qui a confirmé qu'elle avait obtenu son diplôme en 2011. Interrogée sur le barreau où elle était inscrite, elle a répondu la Chine, et non un État américain ou le district de Columbia. Des informations du Washington Post, relayées par HotNews, notent que les personnes sans nationalité chinoise ne peuvent pas plaider devant les tribunaux chinois. La Maison-Blanche n'a pas précisé si elle avait déjà exercé le droit aux États-Unis, mais a indiqué qu'elle s'était installée en Chine avec son mari après l'obtention de son diplôme, pour le travail de celui-ci dans un fonds d'investissement privé américain, tandis qu'elle travaillait dans le droit des transactions internationales. Le journaliste indépendant Judd Legum a été le premier à émettre des doutes, soulignant qu'elle n'était pas inscrite au barreau de Californie.
Contexte et réactions
Avant de rejoindre la Maison-Blanche, Zacharia était commentatrice sur Fox News et Newsmax et conseillère principale en communication chez Trump Media and Technology Group, propriétaire de Truth Social, selon De Standaard. Auparavant, elle avait travaillé pour Fix California, une organisation à but non lucratif fondée par Ric Grenell, un conseiller de Trump, selon HotNews. La Stampa a noté qu'elle avait par le passé promu des théories du complot, et De Standaard a rapporté que, dans une interview l'an dernier, elle avait affirmé à tort que la pilule abortive mifépristone contient la même substance chimique que le Zyklon B. Ses débuts ont suscité de vives critiques, mais la Maison-Blanche n'a pas encore indiqué comment elle répondrait aux questions soulevées sur ses titres.
