Paris : 855 personnes interpellées après les manifestations du 17 octobre
La police parisienne a indiqué que 855 personnes avaient été interpellées lors des manifestations du 17 octobre, un chiffre que la préfecture a qualifié de record. Son bulletin, publié à 8 h 00 le 18 octobre, fait état de 13 policiers et gendarmes blessés, ainsi que de deux pompiers. La préfecture a précisé que les responsables appartenaient à des groupes violents de 500 à plus de 1 000 personnes et que l'évaluation des dégâts était toujours en cours. Le 18 octobre, l'unité CRS 8, force de police spécialisée dans la violence urbaine, a été déployée pour un deuxième jour, cette fois place de la République, où plusieurs centaines de personnes se sont affrontées aux forces de l'ordre et où un magasin de vêtements a été pillé. La première adjointe au maire, Lamia El Aaraje, bras droit du maire, a déclaré que la police manquait de moyens pour empêcher les pillages qui se sont poursuivis tard dans la nuit dans de nombreux quartiers de la capitale. Elle a qualifié le niveau de violence d'inédit, selon elle.
Milan : pillages, barricades et dégâts dans le centre
Environ 5 000 personnes ont participé à la manifestation de l'après-midi du 17 octobre organisée par le Movimento Italia in Piazza, selon la Questura. La police a indiqué qu'au moins 2 000 très jeunes gens avaient lancé des objets et attaqué des agents à partir du tronçon de la via Broletto, érigeant des barricades et allumant des feux. Une voiture des Carabiniers a été frappée à coups de barres de fer et, dans un magasin de chaussures et de sport bien connu près de San Babila, un employé de sécurité a été agressé. Les affrontements se sont apaisés vers 22 h 30, lorsque 72 personnes ont été conduites dans les locaux de police de la via Fatebenefratelli et 16 ont été arrêtées. Des sources du tribunal pour mineurs, citées par Adnkronos, ont indiqué que 11 des personnes conduites étaient mineures, et que les jeunes impliqués devront répondre de dévastation, de blessures aggravées et de résistance à un agent public.
Le 18 octobre, des groupes de 10 à 20 personnes, majoritairement vêtues de noir et certaines le visage couvert, se sont rassemblés autour de la piazza Duomo et se sont dispersés dans le centre. Des vitrines ont été brisées via Torino, notamment celles de Footlocker et du magasin Champions, et un supermarché Carrefour a été pris d'assaut et pillé, des bouteilles d'alcool emportées. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour repousser la foule près de Cordusio, où les boutiques Levi's et Under Armour de la via Orefici ont été forcées. La police a fermé la Galleria Vittorio Emanuele avec des véhicules et des agents anti-émeute, et au moment des informations, 50 personnes avaient été conduites au commissariat pour identification. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a déclaré à Sky TG24 qu'il évaluait les dégâts afin que les personnes touchées puissent être indemnisées.
Ce que j'essaie de faire, c'est d'évaluer les dégâts subis par la ville, parce qu'il est juste que ceux qui ont subi des dégâts soient remboursés.
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Bologne et la facture des dégâts
Marco Barbieri, secrétaire général de Confcommercio Milano, a estimé dans une première évaluation les dégâts au centre de Milan à plus de 500 000 euros, en comptant les dommages et les recettes perdues après la fermeture des commerces à 17 h 00. Confcommercio Bologna a fait état d'au moins 500 000 euros de dégâts, hors pertes de revenus, les commerces de la via Indipendenza, de la via Matteotti et des rues voisines ayant fermé dès 15 h 00 le 17 octobre. Confcommercio a chiffré les dégâts cumulés à Milan et Bologne à environ 1 million d'euros. À Bologne, le rassemblement a été appelé par Carrelli vuoti, qui réunissait les collectifs Cua, Crash et Plat sur la piazza Minghetti contre le coût de la vie. Selon les informations disponibles, de nombreux jeunes d'origine étrangère, majoritairement mineurs, ont rejoint le mouvement via des groupes Telegram créés pour l'occasion, avec l'objectif affiché de reproduire ce qui s'est passé en France.
Des questions sur les organisateurs des manifestations
Nicola Fratoianni, d'Avs, a déclaré qu'il ne parvenait pas à identifier l'origine du groupe derrière les marches Italia in piazza.
Hier, un groupe appelait les manifestations, Italia in piazza, dont je ne parviens pas du tout à identifier l'origine. Nous devons nous poser des questions.
Il a estimé que condamner la violence ne suffirait pas à comprendre ce qui se passe, en particulier chez les jeunes. L'ANSA a rapporté que 197 personnes avaient été identifiées et conduites dans les locaux de police après des affrontements lors de marches organisées dans plusieurs villes par le même mouvement.