Arrestations à Mégare
La police a arrêté six personnes dans la matinée du 10 octobre lors d'une opération menée par le service des enquêtes du commissariat de Mégare, avec l'appui d'une unité de l'Attique occidentale et de l'OPKE. Les six personnes, âgées de 38, 36, 35, 27, 25 et 24 ans, font partie d'un groupe dont le dossier met également en cause huit autres personnes identifiées. Ces huit personnes sont accusées d'avoir constitué et intégré une organisation criminelle, ainsi que de vol aggravé et d'escroquerie, de vol avec violence, de recel et de blanchiment de produits d'infractions, et d'infractions à la législation sur les stupéfiants. La police indique que le groupe s'est constitué en janvier 2026, avec des rôles distincts et une activité continue.
Escroqueries téléphoniques
Le premier volet était une fraude téléphonique menée depuis un centre d'appels à Ano Liosia. Certains membres passaient les premiers appels aux victimes potentielles et évaluaient leurs réactions, puis transmettaient les cibles appropriées à un appelant central qui menait l'escroquerie à son terme. Les appelants se faisaient passer pour des employés de compagnies d'électricité, des comptables, des conseillers fiscaux ou des policiers. Selon les rapports, ils avertissaient les victimes de prétendues fuites de courant ou de risques d'incendie, ou encore d'arriérés d'impôts et d'amendes pour biens non déclarés, afin de les contraindre à remettre de l'argent liquide et des bijoux. Des complices récupéraient ensuite les objets à des points convenus. La police indique qu'un membre s'est même fait passer pour un policier après la remise des objets, cherchant à obtenir des informations auprès des victimes et à réduire le risque de plainte.
Cambriolages et vols de pots catalytiques
Le deuxième volet portait sur des effractions systématiques de logements, principalement à Elefsina, Magoula, Mandra, Nikaia, Keratsini et Chaidari. Les cibles étaient choisies à la mi-journée ou le soir, après vérification de l'absence des occupants. Les voleurs prenaient des dispositions pour dissimuler leurs traits pendant les cambriolages et, dans certains cas, apposaient des plaques d'immatriculation volées sur leurs véhicules. Des complices conduisaient et surveillaient les environs, en restant en contact avec ceux qui se trouvaient à l'intérieur pour les alerter de l'arrivée d'occupants ou de policiers. Le troisième volet concernait des vols de pots catalytiques sur des véhicules dans différentes parties de l'Attique.
Ampleur du dossier
La police indique que 78 affaires d'escroquerie, de vol et de vol avec violence en Attique ont été élucidées à ce stade, sur la base de l'enquête préliminaire. Les gains du groupe sont estimés à plus de 350 000 euros et l'activité couvre la période de janvier à octobre 2026. Des images vidéo de l'activité du groupe ont depuis été rendues publiques, bien que les rapports disponibles n'en décrivent pas le contenu en détail.
- Constitution du groupe, selon l'enquête préliminaire
- Six membres arrêtés dans la matinée
- Selon la police, l'activité du groupe s'est poursuivie jusqu'en octobre 2026