Une lettre dans Che tempo che fa
Luciana Littizzetto a profité de sa lettre dans Che tempo che fa, diffusée sur NOVE, pour s'adresser au chef du gouvernement espagnol, dimanche 11 octobre. S'exprimant dans un espagnol volontairement approximatif, elle a exhorté Pedro Sánchez à faire ses valises, à s'installer en Italie et à prendre la tête du campo largo, l'alliance de gauche divisée. Son intervention a aussi égratigné la rivalité entre Elly Schlein et Giuseppe Conte, qui, selon elle, se disputent « comme chien et chat ».
La séquence a été publiée sur la page Instagram de l'émission, et Sánchez y a répondu en commentaire. Écrivant depuis son compte officiel, il l'a remerciée pour ses mots aimables et a décliné l'invitation par une plaisanterie sur ses obligations culinaires à la maison. Des sources décrivent l'échange comme un badinage léger qui s'est rapidement propagé sur les réseaux sociaux dans les deux pays.
La réponse de Sánchez et son soutien
La réponse de Sánchez a été brève et, selon les comptes rendus, rédigée en italien. Il a dit à Littizzetto qu'il devait rester en Espagne, et la phrase sur la paella est devenue la partie la plus partagée de l'échange. Plusieurs internautes y ont vu le signe qu'il entend continuer à diriger les socialistes espagnols pour le prochain mandat.
Merci pour tes mots aimables, Luciana, mais je dois rester en Espagne à cuisiner la paella au moins quatre ans de plus.
Il s'est ensuite tourné vers la politique italienne, profitant de sa réponse pour soutenir ouvertement Schlein. Cet appui écartait l'idée de l'humoriste de manière amicale tout en indiquant clairement qui, selon lui, est le mieux placé pour conduire l'espace progressiste en Italie.
Je ne peux pas imaginer de meilleure personne pour l'Italie qu'Elly Schlein.
Il a conclu par une rose rouge et une formule de politesse, « Sempre tuo, Pedro Pedro Pedro », un clin d'œil à la chanson Pedro de Raffaella Carrà citée par Littizzetto.
Le contexte espagnol derrière ce soutien
Il Giornale a souligné le calendrier délicat : Schlein admire depuis longtemps le modèle socialiste espagnol, et ce modèle traverse aujourd'hui l'une des phases les plus difficiles de son histoire récente. Le 5 octobre, Sánchez a annoncé la dissolution des Cortes et convoqué des élections anticipées pour le 29 novembre. La décision a suivi le rejet par le Parlement de deux décrets sur le logement, et les voix de Junts, allié indispensable du gouvernement, ont contribué à faire tomber l'exécutif.
Des sondages récents cités par il Giornale placent le Partido Popular et Vox ensemble au-dessus de 50 % des intentions de vote, le PSOE étant à 28,1 %. Le même article indique que l'entourage de Sánchez fait face à des procédures judiciaires, dont une condamnation en première instance de son frère David pour prévarication, l'affaire dite Koldo, et le renvoi devant le tribunal de son épouse Begoña Gómez pour trafic d'influence et détournement de fonds présumés.
- Sánchez annonce la dissolution des Cortes et des élections anticipées
- La lettre de Littizzetto dans Che tempo che fa invite Sánchez à s'installer en Italie
- Élections générales anticipées prévues en Espagne
La suite
Le scrutin anticipé du 29 novembre est désormais le point fixe de la campagne de Sánchez, et son message à l'Italie s'inscrit aux côtés d'un agenda intérieur marqué par une majorité parlementaire fragile. La chronologie va de l'annonce de la dissolution, le 5 octobre, à la date prévue du scrutin, l'échange avec Littizzetto s'intercalant entre les deux.
