Un appel à la transparence sur le financement de la défense
Le Fonds monétaire international a demandé au gouvernement britannique d'être transparent avec le public sur le financement de la hausse des dépenses de défense. Le Royaume-Uni doit trouver 11 milliards de livres (14,6 milliards de dollars) par an pour porter ses dépenses militaires à l'objectif de 3 % du produit intérieur brut, et le Fonds estime que des coupes dans les budgets ministériels seront nécessaires pour les couvrir. L'avertissement intervient avant le premier budget du chancelier John Healey, prévu le 28 octobre ; John Healey a succédé à Rachel Reeves à ce poste. L'économiste en chef du FMI, Silvana Tenreyro, a estimé que le gouvernement avait déjà entamé sa consolidation budgétaire.
Le Royaume-Uni a déjà entamé la trajectoire de consolidation (budgétaire).
Prévisions de croissance et trajectoire des dépenses
Le FMI s'attend désormais à une croissance du produit intérieur brut britannique de 1,3 % cette année, contre 1 % dans sa précédente prévision.
Le commentaire du Scotsman souligne que, malgré les turbulences mondiales et les prix élevés de l'énergie, le Royaume-Uni s'en sort relativement bien, même si les pressions inflationnistes pourraient changer la donne. Silvana Tenreyro a déclaré à John Healey que le plan visant à aligner les dépenses courantes sur les recettes fiscales d'ici 2029-2030 devait se poursuivre, malgré la pression en faveur de dépenses de défense accrues. Une chronique du Scotsman soutient que le budget de la défense doit augmenter sans coûter au Royaume-Uni sa crédibilité auprès des marchés, et que les coupes budgétaires sont la seule option réelle, la fiscalité et l'emprunt étant déjà à des niveaux historiquement élevés. Cette même chronique plaide pour l'approbation des projets pétroliers et gaziers en mer du Nord, comme Rosebank, citant un nouveau rapport qui évalue leur valeur économique à 10,8 milliards de livres sur la prochaine décennie. Elle avertit que le rejet de tels projets pourrait entraîner la défaite électorale du parti engagé sur la neutralité carbone, remplacé par un parti qui abandonnerait complètement cette politique.
Pression fiscale et investisseurs fortunés
Le FMI indique que le Parti travailliste augmente les impôts au rythme le plus rapide du monde occidental. Les projections citées par The Telegraph situent la pression fiscale britannique à un niveau record en temps de paix de 41,9 % du PIB au début de la prochaine législature, les hausses d'impôts répétées frappant les ménages et les entreprises. Les anticipations d'une hausse de l'impôt sur les plus-values ont fait de cette question la principale préoccupation des Britanniques fortunés, qui s'organisent pour éviter d'être touchés par une hausse avant le budget du 28 octobre. Les investisseurs cherchent à profiter du taux actuel de 24 % sur les plus-values avant toute entrée en vigueur d'un changement.
Marchés et débat politique
Legal & General, société de 1 200 milliards de livres (1 600 milliards de dollars) présentée comme le plus grand gestionnaire d'actifs britannique, couvre ses achats d'obligations d'État contre une nouvelle vague de ventes sur les marchés de la dette mondiale. Un commentaire du New Statesman soutient que la recherche de biens bon marché a laissé le Royaume-Uni dangereusement exposé sur le plan de la sécurité nationale, et que John Healey fait face à une série de dilemmes douloureux pour son premier budget. Le commentaire rappelle que John Maynard Keynes écrivait en mars 1931 au sujet d'un tarif douanier à but fiscal, à une époque où le Royaume-Uni se considérait encore comme la grande nation libre-échangiste du monde. Le budget est attendu le 28 octobre, et le FMI a exhorté le gouvernement à maintenir sa trajectoire de dépenses.
- Premier budget du chancelier John Healey
- Année cible pour aligner les dépenses courantes sur les recettes fiscales, selon l'économiste en chef du FMI
