Conclusions du sommet

Le sommet des 15 et 16 octobre s'est achevé sur des conclusions qualifiant les prix de l'énergie de sujet nécessitant une action « urgente » et « coordonnée ». Elles approuvent des mesures temporaires ciblées, d'éventuelles prolongations des aides d'État pour les industries exposées et une accélération des travaux sur la loi sur l'accélérateur industriel et le paquet sur les réseaux. Les dirigeants ont également plaidé pour une réduction des charges réglementaires, en particulier pour les petites entreprises.

La tarification du carbone a divisé les gouvernements. L'Italie, la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie souhaitent un report de deux ans du SEQE-2, mais les conclusions maintiennent un marché du carbone prévisible comme instrument central.

Budget et commerce

Les dirigeants ont exprimé une forte opposition à la proposition budgétaire 2028-2034 de la présidence irlandaise, d'environ 1 826 milliards d'euros aux prix courants, une réduction de 159 milliards d'euros qui pénalise la compétitivité et l'aide au développement. Macron veut un accord avant la fin de l'année, l'Allemagne mène les États qui réclament des coupes plus profondes, et la Pologne pourrait bloquer en raison des recettes du SEQE.

Les gouvernements soutiennent largement l'octroi à la Commission d'outils de défense commerciale plus fermes contre les surcapacités chinoises. Le déficit de l'UE en biens avec la Chine s'élevait à 360 milliards d'euros en 2025.

Énergie et taux

L'inflation dans la zone euro a atteint 3,8 % en septembre, et la production industrielle d'août a chuté de 0,5 %. Kazāks ne voit aucune urgence à agir, Knot privilégie une position modérément hawkish, et les marchés anticipent une forte probabilité de hausse des taux en décembre. Le test sera de savoir si les propositions énergétiques à court terme promises par la Commission arrivent avant cette réunion de la BCE.