L'annonce
Mardi soir 13 octobre, le président Donald Trump a déclaré lors d'un meeting à Wasilla, en Alaska, que Taïwan avait accepté d'acheter 30 % du gaz transporté par le gazoduc prévu au cours des 20 prochaines années. Il a affirmé que cet engagement garantissait le succès du projet. Europa Press a rapporté que Taïwan investirait 4,4 milliards de dollars (3,925 milliards d'euros) dans l'infrastructure gazière, et le meeting s'est tenu quelques semaines avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Trump n'a donné aucun détail de l'accord avec Taipei, selon Rzeczpospolita, et Taïwan n'avait pas commenté immédiatement ses propos. L'administration Trump avait annoncé le projet énergétique plus large plus tôt dans le mois, a rapporté Europa Press. Après le meeting, Trump s'est rendu à Las Vegas, après un vol de huit heures de Washington vers l'Alaska.
Le gazoduc et son calendrier
Le projet transporterait du gaz sur environ 1 300 kilomètres via un gazoduc d'un mètre de diamètre, du nord de l'Alaska vers un port du sud de l'État. Là, le gaz serait converti en gaz naturel liquéfié et expédié vers l'Asie, principal marché, selon l'AFP citée par Agerpres. Glenfarne, un groupe américain, détient 75 % du projet et l'État d'Alaska 25 %. L'AFP a rapporté que des obstacles techniques subsistent et que le gazoduc serait opérationnel en 2030 au mieux. Reuters, cité par Rzeczpospolita, a indiqué que le projet pourrait exporter jusqu'à 20 millions de tonnes de GNL par an, donnant au gaz américain un accès direct aux marchés asiatiques avec des transports plus courts et moins chers. Europa Press a ajouté que les travaux créeraient environ 12 000 emplois directs dans la construction, et que le projet promet de réduire les factures d'énergie des ménages dans l'État. Les dirigeants de l'Alaska défendent le projet depuis des années, mais des inquiétudes sur les coûts et la faisabilité économique l'ont freiné.
La part sud-coréenne et les chiffres d'investissement
Les médias divergent sur l'ampleur de l'engagement de la Corée du Sud dans le gazoduc. Europa Press l'a chiffré à 50 milliards de dollars (44,6 milliards d'euros), tandis que Rzeczpospolita a rapporté 54 milliards de dollars. Séoul a déclaré que sa participation n'était pas encore définitivement approuvée. Europa Press a également décrit un paquet d'investissements sud-coréens totalisant 200 milliards de dollars (178,4 milliards d'euros) pour le projet plus large. Trump a affirmé que 21 000 milliards de dollars (18 700 milliards d'euros) étaient investis dans de nouvelles usines et usines sur le sol américain. Il a accusé les administrations précédentes d'avoir refusé d'imposer des droits de douane, ce qui selon lui a permis à Taïwan de prendre le contrôle du secteur des semi-conducteurs.
Campagne, grâces et Iran
Le meeting s'est tenu avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, où les républicains cherchent à conserver leur majorité au Sénat, selon le Washington Post cité par Rzeczpospolita. Trump a soutenu le sénateur républicain sortant Dan Sullivan, qui brigue un nouveau mandat face à l'ancienne élue démocrate Mary Peltola, et les sondages les placent à des niveaux similaires. Trump a attribué à Sullivan un rôle de médiation clé dans l'accord sud-coréen. Trump a également signé des grâces pour deux hommes locaux qui avaient été poursuivis pour infraction aux règles du Clean Air Act, et qui ont reconnu avoir violé la loi en 2022. Il a fait monter les deux hommes sur scène et a déclaré qu'ils risquaient 10 ans de prison pour avoir réparé un moteur. Trump a aussi affirmé que la guerre avec l'Iran prendrait bientôt fin et que les prix baisseraient alors.
