Frappes de représailles dans le Golfe

Le Commandement central des États-Unis a confirmé le 8 septembre 2026 que les forces américaines avaient détruit cinq pétroliers iraniens dans le golfe Persique et le golfe d'Oman. L'opération faisait suite à deux attaques de missiles balistiques iraniens dirigées contre un navire de guerre de la marine américaine au cours des 48 heures précédentes. Selon le CENTCOM, le navire américain a intercepté les projectiles entrants, n'a subi aucun dommage et a poursuivi ses patrouilles maritimes. Les frappes ont détruit des navires près de l'île de Kharg, un important centre de raffinage et d'exportation iranien, et près du port de Jask. Les responsables militaires ont ordonné l'évacuation des équipages avant les frappes, et les médias d'État iraniens ont confirmé qu'aucun membre d'équipage n'avait été blessé.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, s'exprimant devant des journalistes lors d'une visite officielle en Colombie, a averti que les États-Unis riposteraient contre le transport maritime commercial iranien chaque fois que des navires de guerre seraient menacés.

L'Iran continue d'essayer d'attaquer les navires de guerre américains et chaque fois qu'il le fait ou tente de le faire, il perd des pétroliers.

— Marco Rubio

Barrage de missiles sur la base d'Al-Azraq

Téhéran a répondu dans la nuit du 8 au 9 septembre 2026 en lançant un barrage de missiles balistiques visant la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie, située à environ 100 kilomètres à l'est d'Amman. La base abrite du personnel américain ainsi que des installations techniques pour les chasseurs F-15, F-16 et F-35. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré que l'opération visait à punir les forces américaines pour avoir ciblé des navires pétroliers iraniens. Les forces armées jordaniennes ont rapporté que les batteries de défense aérienne ont intercepté 18 des 20 missiles balistiques tirés depuis le territoire iranien, tandis que les deux autres ont atterri dans des zones inhabitées sans faire de victimes.

Le général Ali Abdollahi, chef d'état-major des forces armées iraniennes, a déclaré que les installations militaires américaines au Moyen-Orient subiraient de nouveaux bombardements si les frappes contre les pétroliers persistaient.

Chaque attaque contre des pétroliers iraniens sera accueillie par des frappes des forces armées de la République islamique d'Iran sur les bases américaines dans la région.

— Ali Abdollahi
Chronologie de l'escalade entre les États-Unis et l'Iran en août et septembre 2026
  1. Donald Trump annonce l'opération Economic Outcast pour accroître la pression sur le commerce iranien
  2. Les forces iraniennes lancent une frappe de missile antérieure visant la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie
  3. Les Gardiens de la révolution lancent deux attaques de missiles balistiques contre un navire de guerre américain dans les eaux régionales
  4. Le Commandement central des États-Unis détruit cinq pétroliers iraniens près de l'île de Kharg et du port de Jask
  5. L'Iran tire 20 missiles balistiques vers la base aérienne d'Al-Azraq et revendique des attaques sur dix navires près d'Ormuz

Menaces sur le transport maritime dans le Golfe et les ports régionaux

Les Gardiens de la révolution ont également annoncé des attaques contre dix navires naviguant près du détroit d'Ormuz, désignant le passage comme une zone restreinte. Les déclarations militaires iraniennes affirmaient que deux navires américains et huit pétroliers avaient subi des dommages graves, bien que ces affirmations manquent de confirmation indépendante. En outre, les commandants iraniens ont émis des avertissements d'évacuation aux équipages des pétroliers au Koweït et à Bahreïn, accusant les deux gouvernements de faciliter les opérations américaines. Les tensions se sont étendues aux systèmes sans pilote, les Gardiens de la révolution revendiquant la capture d'un drone sous-marin américain avancé, tandis que l'armée américaine a déclaré qu'un modèle plus ancien de drone avait subi une panne mécanique dans la zone.

Pression économique et réaction du marché pétrolier

L'escalade fait suite à l'annonce le 24 août 2026 de l'opération Economic Outcast par Donald Trump, visant à imposer un blocus naval sur les approvisionnements en carburant iraniens. L'Iran fait face à une pénurie nationale de carburant de 15 millions de litres par jour, par rapport à un besoin quotidien total de 135 millions de litres. Les hostilités renouvelées ont perturbé le transit maritime à travers le détroit d'Ormuz, qui transporte normalement un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Le 9 septembre, les prix du brut ont grimpé, le Brent atteignant 99,00 dollars le baril sur l'ICE et le West Texas Intermediate atteignant 93,95 dollars sur le NYMEX.

Cours des contrats à terme sur le pétrole brut le 9 septembre 2026 ($/bbl)
Brut Brent (novembre)99Brut WTI (octobre)93,95