Un record de candidatures pour la 75e édition

Le prix Planeta sera décerné jeudi 15 octobre 2026 au site de Montjuïc de la Fira de Barcelona, lors d'un dîner littéraire que les Reyes doivent présider. Le Grupo Planeta indique que la 75e édition a réuni 1 424 manuscrits, un nouveau record pour le prix. Dix titres avaient été retenus dans un premier temps, mais le décompte s'établit à neuf finalistes car l'auteur de l'un d'eux a choisi de s'autoéditer, et le prix ne considère que les œuvres inédites. Le lauréat reçoit un million d'euros et le finaliste 200 000 euros, et cette année les finalistes reçoivent aussi un trophée pour la première fois. Les candidatures proviennent majoritairement d'Espagne avec 778 titres, suivie de l'Amérique du Sud avec 383 (dont 154 d'Argentine) et de l'Amérique du Nord avec 151.

Manuscrits soumis au prix Planeta 2026 par origine (manuscrits)
Espagne778Amérique du Sud383Amérique du Nord151

Neuf finalistes, la plupart sous pseudonyme

Lors de la conférence de presse au Palau de la Música mercredi, les intrigues des finalistes ont été présentées, et deux des dix titres évoqués étaient signés du vrai nom de leur auteur tandis que huit étaient écrits sous pseudonyme. Pedro Regalado Rodríguez, écrivain argentin, est cité pour La sombra de Isabel, un roman historique à la première personne sur Isabelle Ier de Castille élevée au milieu des intrigues de cour. Pepe M. Carrascosa, journaliste madrilène, est cité pour Letraherido, un polar dans lequel un ancien policier devenu criminologue aide un vieux collègue à enquêter sur des morts où un livre issu du bookcrossing repose près de chaque corps. La noche de los faroles de Mencía Salazar, publié sous pseudonyme, suit un espion espagnol en 1780 qui obtient les codes de signalisation d'un convoi britannique pendant la guerre d'indépendance américaine. La porte-parole du jury, Luz Gabás, a déclaré que le thème commun aux finalistes est évident.

En lisant les finalistes, nous avons constaté une coïncidence chez tous, peut-être en raison de l'époque dans laquelle nous vivons.

— Luz Gabás

Les livres des finalistes indiquent un retour au premier plan du roman historique cette année, après une année marquée par des personnages en crise.

Histoire du prix et controverse de l'an dernier

Le prix a été créé en 1952, lorsque José Manuel Lara l'a lancé trois ans après la fondation d'Editorial Planeta, et son premier lauréat fut Juan José Mira avec En la noche no hay caminos, choisi parmi 247 manuscrits. La dotation initiale était de 40 000 pesetas, bien loin du million d'euros versé aujourd'hui. Creuheras a déclaré que le prix a vendu 47 millions d'exemplaires en 75 ans, ce que RTVE évalue à environ 600 000 par édition, tandis qu'ABC et El Periódico avancent 625 000. Le lauréat de l'an dernier, l'animateur de télévision Juan del Val, avec Vera, a suscité de vives critiques de la part des critiques, bien qu'ABC décrive la réaction du public comme adéquate. Creuheras a répondu aux critiques en affirmant que le prix doit sa légitimité aux lecteurs.

Nous devons des comptes aux lecteurs, pas aux opinions de différentes personnes.

— José Creuheras

Discussions d'édition et dîner de jeudi

Creuheras a confirmé lors de la conférence de presse que le Grupo Planeta est en discussions avancées pour acquérir Editorial Juventud, une opération qu'El Periódico avait rapportée plus tôt mercredi. Il a indiqué que le groupe s'est développé pendant des années par des acquisitions qualitatives plutôt que par le volume, et que cette acquisition servirait un lectorat plus jeune. Le lauréat et le finaliste seront dévoilés lors du dîner littéraire jeudi soir, avec les Reyes présidant la cérémonie. La chronologie ci-dessous présente les deux dates clés autour de la conférence de presse et de la soirée de remise.

Dates clés du prix Planeta 2026
  1. Conférence de presse au Palau de la Música présentant les finalistes
  2. Dîner littéraire à la Fira de Barcelona où le lauréat et le finaliste sont annoncés